Dans une grande assiette de service un peu creuse, verser d’abord l’huile d’olive. La laisser s’étendre doucement, comme une petite mare dorée qui annonce déjà la suite.
Ajouter le vinaigre velouté de Modène en filet, pour créer ce contraste profond, suave et légèrement acidulé qui vient réveiller l’huile.
Parsemer ensuite le persil frisé, pour son côté plus nerveux, presque croustillant sous la dent, puis le persil plat, plus frais, plus parfumé, plus franchement herbacé.
Ajouter le parmesan ou le pecorino râpé finement. Il va se mêler à l’huile, l’épaissir légèrement, lui donner du corps, du sel, de la profondeur.
Répartir les olives vertes hachées, les tomates séchées et les noix de Grenoble grillées. C’est là que la mouillette devient vraiment gourmande : salée, tendre, croquante, parfumée, généreuse.
Arroser du jus de citron, puis ajouter encore un petit filet d’huile d’olive.
À l’aide d’une cuillère, brasser délicatement le tout directement dans l’assiette. Il ne faut pas en faire une purée : on veut garder le côté extra chunky, irrégulier, vivant, plein de petits morceaux à attraper avec le pain.
Étaler de nouveau la préparation dans l’assiette, en gardant une belle texture rustique. Terminer avec un dernier vrai filet d’huile d’olive, quelques quartiers de citron et, au goût, un peu plus de persil ou de noix concassées.
Servir avec du bon pain grillé, des biscottes ou des quignons de pain à tremper, à frotter, à racler jusqu’à la dernière goutte.
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